L'ETAT DE DROIT, notre bien commun le plus précieux

« L’erreur est humaine », comme on dit. C’est pourquoi les gens normaux, à la fois honnêtes et bienveillants, pardonnent très facilement l’erreur ; et même un grand nombre d’erreurs, et même les erreurs répétées. Tant que cela reste des erreurs. Car le propre de l’erreur est d’être involontaire. Il suffit donc de la pointer du doigt à son auteur pour qu’il la rectifie spontanément, et présente ses excuses, et soit sincèrement désolé de l’avoir commise. Et que le désir de mériter la confiance dont il a fait l’objet le fasse se dépasser et progresser.
En revanche, lorsque l’auteur d’une « erreur » présumée refuse de la reconnaître et de la rectifier, c’est le signe qu’il ne s’agit pas d’une erreur mais d’une tromperie, et que son auteur est un escroc. C’est le cas de toutes les expertises frauduleuses et de leurs auteurs ; de tous les procès truqués et des juges qui rendent les décisions dans ces procès, en prenant pour prétexte les expertises frauduleuses qu'ils ont ordonnées à cette fin. Dans tous ces cas, on a beau pointer les « erreurs »
 du doigt, tout ce que l'on obtient, c'est l'outrecuidance du déni et de la mauvaise foi, et des tentatives d'intimidation accompagnées de menaces de poursuites jusdiciaires. 

Les juges, tous autant qu’ils sont, ont le devoir de rendre justice, en protégeant les droits de chacun, et en particulier des victimes ; en respectant l’égalité des droits devant la loi de tous les citoyens et, par conséquent, en sanctionnant les fautes commises, définies par la loi, quels que soient leurs auteurs.
Les imposteurs qui transforment la fonction sacrée, de service public, de juge, en privilège personnel, pour promouvoir leur carrière en accordant des indulgences à des scélérats, ou pour se rendre agréables à ces scélérats, à leurs frères ou à leurs cousins… à charge de revanche, doivent être destitués, toute affaire cessante, par mesure d’urgence, et empêchés de nuire plus avant, parce qu’ils menacent directement notre bien commun le plus précieux, le fondement même de notre démocratie – l’Etat de droit – et  sapent la confiance des citoyens dans notre système judiciaire.
La sauvegarde de l'Etat de droit n’admet ni délai, ni exception ; elle doit être le souci premier de l'Etat, à travers son appareil judiciaire. Ce n’est qu’en traquant tous les dysfonctionnements qui lui portent atteinte ; en mettant fin aux scandales judiciaires, à la difficulté extrême que rencontrent les victimes à faire redresser une « erreur » judiciaire, à obtenir la révision de procès truqués ou à faire traduire devant leur Ordre des médecins experts convaincus de fraude… que l’on restaurera la confiance des citoyens dans notre justice.

Il y a quatre mois, j’ai porté plainte contre les Experts LAROCHE et CHAINE, respectivement auprès de M. François MOLINS, Procureur de la République près le TGI de Paris, et de Mme Fabienne KLEIN-DONATI, Procureure de la République près le TGI de Bobigny, sollicitant la saisine du Conseil régional de l’Ordre des médecins afin qu’ils soient traduits devant la Chambre disciplinaire de première instance. Bien que les demandes soient censées être traitées en « trois mois » maximum ; qu’il ne fasse pas de doute que les Experts se sont livrés à des expertises frauduleuses et qu’il n’existe pas de délai de prescription pour traduire un médecin devant son Ordre, je n’ai toujours pas reçu de réponse écrite à mes plaintes. Je rencontre même des difficultés à savoir à quel stade elles en sont, celle contre le Pr LAROCHE, étant passée de la rubrique « « Exercice illégal et irrégulier des professions de santé » à la pile « classement sans suite », avant de disparaître de cette pile et d’être envoyée je ne sais où !

Nul doute que le Dr TAZARTES a joué de son bras long et que lui et les Experts ont joué de leurs relations pour tenter d’empêcher à tout prix que ces derniers aient à rendre des comptes pour leurs expertises frauduleuses, ou que leur victime obtienne justice, encore cette fois ! Il leur doit bien ça pour avoir fourni aux Juges le prétexte et l’alibi pour les innocenter, lui et ses acolytes.

J’ai également porté plainte contre Mme KRASTINOVA, auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Yvelines, pour les fautes commises à mon endroit par Bertrand BAUJAT, interne d’ORL et stagiaire sous sa responsabilité au moment des faits, parce que ma plainte de 2009 son encontre avait été rejetée au motif qu’il n’était pas encore inscrit au Tableau de l’Ordre.
Pour NE PAS transmettre ma plainte au Conseil régional, les Conciliateurs, les Drs Laurence BERTRANDON et Pierre WIRTH, en ont tout simplement falsifié le motif : réitérant la supercherie initiée par les Juges du TGI de Paris, ils ont supprimé l’agression, en salle d’opération, pour m’anesthésier de force et, ainsi, m’opérer malgré mon refus… et inventé, à sa place, des considérations foireuses sur l’identité de l’opérateur – considérations qui n’ont pas lieu d’être puisque, d’une part, il n’y a aucun doute sur l’identité de l’opérateur ; et que, d’autre part, l’identité de l’opérateur n’est pas le sujet :

« Le litige
Mme BUCHER reproche au Dr KRASTINOVA de n'avoir pas procédé elle-même à l'intervention de décompression orbitaire osseuse qu'elle a subie le 9 mai 2000 à l'Hôpital Foch de Suresnes, et que le Dr KRASTINOVA aurait, selon Mme BUCHER, confiée à son interne, le Dr Bertrand BAUJAT. »

Ce « litige » n’ayant rien à voir, ni de près, ni de loin, avec celui exprimé dans mon courrier, les Conciliateurs n’ont pu parvenir à une telle « formulation » que parce qu’elle leur a été dictée in extenso par Mme KRASTINOVA, dont je reconnais, d’ailleurs, l’aplomb – ce trait si caractéristique qu’elle a de ne reculer absolument devant rien, et surtout pas devant les mensonges, supercheries, escroqueries… les plus grossiers, parce qu’elle sait que plus c’est gros, moins les gens oseront l’en accuser ouvertement.
Outre falsifier le motif de ma plainte, Mme KRASTINOVA feint de la confondre avec celle déposée à son encontre en 2009 pour les fautes, multiples, qu’elle avait personnellement commises à mon endroit, et dont l’échange d’opérateur, à mon insu, n’en constituait qu’une.
Comme me le faisait remarquer quelqu’un, c’est vraiment du « ni vu, ni connu, j’t’embrouille » ! Le recours à la malhonnêteté est tellement naturel, chez elle, de l’ordre du réflexe, qu’à la moindre seconde d’inattention, elle vous arnaque et vous gruge, et vous retourne… jusqu’à ce que vous ne sachiez plus ni où, ni quand, ni quoi, ni qu’est-ce ! Et même la connaissant, et même en faisant attention, on a du mal à échapper à ses magouilles et à ses mensonges. Je suis sciée qu’elle ait osé falsifier ma plainte aussi complètement et aussi ouvertement ! Je m’y attendais si peu, d’ailleurs, que, dans un premier temps, j’avais sauté le paragraphe « Le litige » sans le lire, persuadée que je n’y trouverais pas l’explication de la non-transmission de ma plainte au Conseil régional.
Il est totalement anormal que le Conseil départemental des Yvelines permette à Mme KRASTINOVA de se substituer à lui et de falsifier, et de gérer à sa guise, les plaintes à son encontre. Ce faisant, il démontre, ou confirme, la complicité endémique entre les Conseillers de l’Ordre et les médecins mis en cause. En 2009, le Dr Pierre-Louis TEXIER, membre du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de la ville de Paris, qui a présidé la Commission de conciliation avec le Dr TAZARTES, n’avait pas eu plus de scrupules à transmettre au Conseil régional un motif de plainte falsifié, dicté par le Dr TAZARTES, qui réduisait les 9 fautes déontologiques que j’avais détaillées, argumentées et appuyées sur des éléments de preuve incontestables, au seul défaut d’information du patient.
Pour faire bon poids, bonne mesure, les Drs BERTRANDON et WIRTH complètent leur falsification d’une tentative d’intimidation de la plaignante, à qui ils font craindre des frais et amendes pour plainte abusive : « Les conciliateurs rappellent que si un litige est porté devant la Chambre disciplinaire de Ière Instance, la partie perdante peut être condamnée au paiement des frais de l'instance et au remboursement à l'autre partie des frais exposés par celle-ci. Enfin, l'auteur d'une plainte considérée comme abusive pourrait se voir condamné à une amende et au paiement de dommages-intérêts au médecin abusivement poursuivi. »
Voici ce que déclarait le Dr Jean-Luc THOMAS, Secrétaire général du Cdom de Paris, en février 2014, lors du procès du Dr HAZOUT pour viols et agressions sexuelles, à la cour d’assises de Paris, avant de présenter ses excuses aux plaignantes, au nom de l’instance disciplinaire qui n’avait pas jugé bon de transmettre leurs plaintes au Conseil régional : « Je suis personnellement effondré de voir un dossier comme celui-là. Je ne peux pas comprendre ce qui s’est passé. Ce que je peux vous dire, c’est que, depuis 2008, nous avons tout mis en ordre pour que de tels faits ne se reproduisent pas. (…)  Il serait impossible que cela arrive aujourd'hui. Dès qu'une lettre arrive, on regarde. »

Le communiqué de presse du Conseil national, en date du 6 février 2014, allait dans le même sens : « Procès HAZOUT : Le conseil national de l’Ordre des médecins rappelle son engagement au service du patient (…)  Le conseil national de l’Ordre des médecins a fait évoluer en 2007, puis en 2009, ses instances juridictionnelles pour rendre impossible ce type de dysfonctionnement. »

Malgré ces belles assurances, rien n’a changé au sein du Conseil de l’Ordre. En tout cas, pas au sein du Conseil départemental des Yvelines qui, loin de jouer « son rôle de gardien de la déontologie et de l’intérêt des patients », a falsifié ma plainte et ne l’a pas transmise, alors même qu’il a obligation de le faire ; qu’elle mentionnait clairement « plainte » et non pas « doléances », et que les faits reprochés au médecin mis en cause sont particulièrement graves, relevant, eux aussi, d’atteinte à l’intégrité physique de la personne.
Il a fallu que j’écrive à nouveau au Dr PRUDHOMME, Président du Cdom 78, pour confirmer ma plainte et solliciter qu’il veuille bien la transmettre au Conseil régional ; et, en l’absence de réponse, que je recommence deux mois plus tard pour savoir si elle avait été transmise. (Voir courriers.)

On ne peut pas évacuer le problème des graves dysfonctionnements de la justice, qu’elle soit civile ou ordinale, d’un revers de la main, en faisant remarquer qu’il s’agit d’une pratique généralisée. D’une part, c’est faux. Ce n’est pas parce que je suis tombée dans un panier de crabes et qu’à Paris, la situation semble catastrophique, que cela veut dire qu’il n’y a pas de médecins, d’experts, de juges ou de conseillers honnêtes. Il y en a, fort heureusement. D’autre part, ce n’est pas parce que les pratiques hors-la-loi se généralisent qu’il faut se faire une raison. Au contraire ! On ne peut accepter que les auxiliaires de la justice se rendent, eux-mêmes, coupables, en toute impunité, de ces mêmes actes qu’ils sanctionnent quotidiennement chez les justiciables : mensonges, manipulation des faits, fraude, escroquerie...  Loin de minimiser leurs actes, il faut les sanctionner plus sévèrement puisqu’ils ont été commis avec la circonstance aggravante d’avoir été perpétrés à l’occasion de l’exercice de leur fonction de service public.

Les médias ont leur part de responsabilité dans cet état de fait, où le droit ne fait plus force de loi et où la confiance des citoyens dans leur justice se délite. Si, eux, n’agissent pas en gardiens de notre Etat de droit, qui le fera ? Pourtant, ils sont plus prompts à évacuer le problème qu’à le signaler et, en tout état de cause, s’ils couvrent, tous, les procès très médiatisés comme celui du Dr HAZOUT, ou lorsque la victime est une célébrité ou qu’elle a battu un record d’endurance dans son combat pour obtenir justice… pas un n’enfourche son cheval de bataille pour voler au secours de notre justice trahie et de notre Etat de droit malmené en la personne du citoyen lambda, qui n’est pas Johnny Halliday, et n’a pas envie, ni que 50 autres victimes soient frappés par le même malheur que lui, ni de passer 35 ans de sa vie à essayer d’obtenir justice ! Même concernant le procès du Dr HAZOUT, combien de journalistes sont retournés, depuis, vérifier si les propos rassurants du Dr THOMAS s’étaient fait sentir dans les faits ; si cette affaire avait eu l’effet assainissant annoncé sur les pratiques de l’Ordre ; si les plaintes des patients étaient, désormais, toujours scrupuleusement traitées et transmises, ou si le pourcentage, proche de zéro, des plaintes qui aboutissaient à une sanction du médecin mis en cause accusait le moindre frémissement d’augmentation ?

Quoi qu’il en soit, avec ou sans l’aide des médias, nous devons, nous, citoyens, et nous, victimes, ne pas laisser notre vigilance être endormie par des histoires de pots ou d’outrage. Il n’y a pas d’histoires de pots qui tiennent. Les citoyens ne sont pas des pots. Et quand bien même ils le seraient, le propre de la justice est de traiter pareillement tous les pots ; pas de s’allier aux pots de fer pour casser tous les pots de terre. Dans ce cas, non seulement notre justice ne sert à rien, mais elle est nuisible ! Et l’on n’a pas besoin d’elle si c’est pour qu’elle remplace l’Etat de droit par la loi du plus fort, ou du plus riche, ou du plus malhonnête !
C’est le comble, tout de même ! La moindre des choses, pour un juge, est de respecter la loi. Or, non seulement il trahit la loi et le droit des victimes, mais il rend la victime encore plus impuissante et désespérée qu’elle n’était avant de s’adresser à la justice : en acquérant, a priori, l’autorité de la chose jugée, sa décision fautive livre la victime pieds et poings liés à ses bourreaux en leur fournissant un moyen efficace, et le droit, disent-ils, de la museler une fois pour toutes, si elle rechigne à tendre le cou à leur couteau : la menace de poursuites judiciaires pour atteinte à l'autorité de la justice, dénonciation calomnieuse, diffamation, etc. (Pour la liste complète des crimes et délits dont ils peuvent l’accuser, voir la lettre de Me Grégory KAGAN, avocat du Dr BAUJAT, dans l’article : « Dr BAUJAT : Des Nouvelles ! »)

Mais même ainsi, livrées à elles-mêmes, sans aucun soutien, et contraintes de se battre contre « la justice », en plus de tout le reste, les victimes ne doivent pas se résigner ou se laisser intimider. Une décision frauduleuse ne peut être « de justice ». Elle cesse d’être l’un dès qu’elle se révèle être l’autre. Elle n’est pas légitime et ne peut prétendre être traitée comme si elle l’était. Sauf à ce que « la justice » change la loi et décrète que si. Jusque-là, cependant, c’est le juge qui a rendu une telle décision qui doit rendre des comptes ; pas la victime à qui il a dénié justice par le mensonge et la fraude !  

Depuis la loi de juillet 2010, il est possible de porter plainte contre les juges pour conduite répréhensible (discrimination, partialité, mensonge, escroquerie, etc.). J’ai l’intention, à l’avenir, d’utiliser ce moyen chaque fois que nécessaire parce qu’il n’est pas admissible que des juges utilisent leur fonction de juges pour NE PAS rendre justice aux victimes et pour ajouter à leurs tourments en leur volant leur droit.

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon 

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